Comment aimer ce qu’on écrit ?

Avant d’explorer ce rapport à notre écriture qui nous pousse à un examen critique, je veux remettre en question notre vision de nous-mêmes et, par ricochet, de notre écriture. Une relecture qui se conclue par « c’est pas bien, c’est nul, c’est pas intéressant » n’est qu’un auto-sabotage en règle.

Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui j’aimerais répondre à une question qui m’a été posée et qui me trotte dans la tête depuis quelques jours. En effet, si je préconise les séances d’écriture quotidiennes où on écrit sans réfléchir (voir ma méthode d’écriture en 3 clés), il est légitime de se demander : « Et, si on n’aime pas ce qu’on écrit, qu’est-ce qu’on en fait ? » On reprogramme son mental !

 Reprogrammez votre mental et dégagez le gremlin !

Magie intérieure-Leandro De Carvalho
"Explorez la vision que vous avez de vous-même !" Oeuvre de Leandro De Carvalho "Magie intérieure"

Remettez en question votre propre jugement

Avant d’explorer ce rapport à votre écriture qui vous pousse à un examen critique, remettez en question la vision que vous avez de vous-même. Et, par ricochet, la valeur portée à ce que vous écrivez. Une relecture qui se conclue par « c’est pas bien, c’est nul, c’est pas intéressant » n’est qu’un auto-sabotage en règle. Instaurer des séances d’écriture quotidiennes vous permettra de maintenir votre mental, votre énergie et votre vision dans une même direction. Pour garder le cap, il est indispensable de faire taire cette petite voix qui vous dit : « c’est nul, je n’y arriverai jamais ».

Nous avons tous notre petit gremlin qui se tient derrière nous, penché au-dessus de notre épaule, à lire notre travail en grimaçant de dégoût. Le mien ne cessait de répéter « Beurk ! C’est de la merde, non mais regardez-moi ça ! » L’étape fondamentale à dépasser, c’est de dégager le gremlin. Le faire disparaître demande du temps et de l’endurance, mais il y a de nombreux exercices qui pourront vous y aider. Je vous partagerez au fil du temps tout ce que j’ai appris pour ce faire. En attendant, suivre mon défi « J’écris un roman en 3 mois » vous montrera, en pratique, comment concilier vos séances avec le travail d’écriture proprement dit.

 Libérez votre créativité

Avant de commencer mes séances d’écriture, j’avais lu le livre de Julia Cameron, « Libérez votre créativité ». L’auteure nous propose un processus d’exercices pratiques sur 12 semaines. Ce livre m’a beaucoup inspirée. À l’époque j’ai compris que nos habitudes de pensée pouvaient être revisitées par des mécanismes d’actions quotidiennes. Alors, j’ai décidé de prendre des cours de peinture pendant un an. Mon objectif était de répondre au gremlin. À ce problème de jugement intérieur sans fondement, je décidais d’aller chaque semaine, avec une régularité de métronome, m’assoir devant une toile blanche, exécuter une peinture sans réfléchir ni me juger, et sortir un résultat à l’issue du temps imparti. Pas de jugement, pas d’autre enjeu que de « faire » un travail artistique sans le juger au moment de son exécution.

L’avantage ? Si je me permettais d’avoir un œil critique sur mes peintures, je réitérais pourtant chaque semaine le même processus de création. Et alors ? Hé bien, j’ai appris à émettre une critique sur mon travail sans que ça ne m’empêche de revenir à ma table de travail pour en exécuter une nouvelle sans juger la création en cours. Résultat ? Le gremlin s’est évanoui dans la nature, la queue entre les jambes, incapable de supporter ce nouveau jeu de dupes. Au bout d’un an, ce mécanisme de séances m’a permis de travailler ce rapport au jugement qui casse le souffle de notre création. Ma devise était : « C’est pas parfait, mais c’est fait ! »

Lancez-vous des défis extravagants

Cette année-là annonçait ma décision d’être écrivain. J’étais prête à dompter le gremlin. J’ai alors décidé de m’installer à la terrasse du café de mon quartier pour jouer le rôle de l’écrivain. On dit souvent que, pour se forcer à adopter un nouveau comportement, le mieux est de faire semblant, de se mettre dans la peau de ce nouveau personnage auquel on s’identifie. Pour devenir écrivaine, me suis-je dit, autant jouer le rôle maintenant. Voilà maintenant 6 ans que je me suis un jour assise à cette terrasse en m’imaginant entourée d’une équipe de cinéma avec le réalisateur criant : « ça tourne ! » Je m’en souviens encore. Me voilà scribouillant avec frénésie sur mon cahier. Cherchant à jouer mon rôle avec le plus de crédibilité possible, j’étais entourée d’une tribu de bonshommes étonnés et inquiets.

Ils se demandaient si je n’étais pas un agent des Renseignements Généraux. Moi, les joues en feu et la main tremblante, n’osant relever la tête, je refusais mordicus de me demander ce que je foutais là ! Allez, ça tourne ! Tu es dans un film, Alice, assure ! Sachez bien que c’est en relevant ce genre de petits défis qu’on s’aperçoit par la suite l’importance qu’ils ont eue. On se remercie de s’être alors pris au sérieux. On rit de ses hontes puériles et on se remercie encore et encore d’avoir trouvé dans le jeu le meilleur moyen de se libérer de nos mécanismes enfantins. Ces mécanismes inconscients pourrissent notre vie d’adulte qui ne correspond pas à nos rêves d’enfant.

Comment jouer le jeu de l’écrivain ?

un écrivain écrit forcément pour les autres Photo de Leandro De Carvalho
Comment vous permettre d’émettre un jugement sur ce que vous écrivez sans d’abord travailler sa structure et sa mise en forme ? Photo de Leandro De Carvalho

Changez le rapport que vous entretenez avec vous-même

Vous éprouverez donc peut-être de l’inconfort au cours de vos premières séances d’écriture. C’est une excellente chose ! Accrochez-vous à elles dans un premier temps jusqu’à ce que vous constatiez qu’elles vous sont aussi nécessaires que l’air qu’on respire. Le jeu de l’écrivain est également important pour se mettre dans la peau de celui qui raconte. Sous entendu : un écrivain écrit forcément pour les autres, ses lecteurs. Le jeu de rôle que je vous propose a donc un double intérêt.

Se prendre pour un écrivain c’est :

  • Faire confiance à l’exercice d’écriture en sortant de soi-même. Littéralement, vous n’êtes plus là ! Vos pensées introspectives ou nombrilistes se sont fait la malle.
  • Raconter une histoire, c’est donc naturellement écrire pour les autres, pour être lu.

Vous avez ici les deux piliers fondateurs qui vous assurent d’être l’écrivain rêvé sans plus vous poser de questions. Il ne vous reste plus qu’à écrire… Maintenant, LA question relevant de la construction de l’édifice vous demandera de nouvelles compétences à acquérir et à expérimenter, ou beaucoup de chance. Appréhender l’architecture d’un roman, ça s’apprend. S’arrêter au jeu de l’égo qui pousse à se demander si ce que vous écrivez vaut la peine d’être « aimé » est prématuré.

Comment, en effet, vous permettre d’émettre un jugement sur ce que vous écrivez sans d’abord travailler sa structure et sa mise en forme ? Pensez-vous qu’un architecte incapable de mesurer son talent en travaillant à ériger des édifices habitables se sentirait architecte ? Il pourrait dessiner des bandes dessinées formidables, peut-être, mais il chercherait à vivre de son art d’une manière ou d’une autre. Il y a quelques années, un pont tout neuf s’est écroulé près de chez moi. Dans l’écriture, les erreurs sont moins fatales, c’est une bonne chose quand on y pense, non ?

 Changez surtout la vision que vous avez de l’échec

La reconnaissance socioprofessionnelle est pour moi une question tout aussi essentielle que la première, mais elle arrive en deuxième temps. Je pense en effet qu’un écrivain heureux est un écrivain reconnu, capable de vivre de son art.

Être un écrivain reconnu c’est :

  • Se confronter à la critique, quelle que soit la manière dont vous vous y prendrez. C’est accepter les compliments, les flatteries, comme les dénigrements, les reproches ou les moqueries.
  • Chercher à promouvoir ses textes en découvrant la stratégie qui vous convient, échouer ou réussir et continuer à écrire avec une régularité vraie (on ne fait pas semblant d’écrire en se plaignant que le travail n’avance pas).

Quand je parle d’échec, je ne parle pas du sentiment d’échouer. Tester une stratégie, c’est s’assigner un objectif et en mesurer la réussite ou l’insuccès en fonction du résultat visé. C’est clair. Des critères précis doivent l’accompagner. Là, on avance et on continue, le gremlin n’a rien à faire dans les parages. Le « J’aime ou j’aime pas » n’est pas un critère professionnel de sélection. Refusez de vous fourvoyer dans le sentimentalisme trompeur pour vous donner des excuses.

Le métier d’écrivain est un métier comme un autre dès lors qu’on décide de se confronter aux obstacles que tout professionnel rencontre au cours de sa carrière. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Si vous lisez cet article c’est que vous aimeriez écrire et faire découvrir votre talent à vous-même, comme aux autres. Le plaisir d’écrire est là, c’est évident, mais le travail nécessaire pour aller au bout d’un projet exige de débloquer certains mécanismes de croyance et d’auto-sabotage qui nous empêchent d’avancer.

En pratique, comment aimer ce qu’on écrit ?

Livre rêvé
Ces séances d’écriture sont une matière mouvante, vivante, en apparence déstructurée, mais qui me rapprochent de la création d’un organisme qui, bientôt, sera solidement ancré dans la vie - Photo de Leandro De Carvalho

Amassez du texte sans vous arrêter

Pour commencer, soyez sûr d’une chose : tout passe par la régularité de vos séances d’écriture (que vous optiez pour des séances de travail acharné ou des séances d’écriture libre). Plus on écrit et plus on augmente le pourcentage de « waouh ! », c’est mathématique. Si vous vous imposez votre quart d’heure quotidien, vous vous approprierez votre travail d’écriture. Vous casserez le mécanisme de jugement qui vous empêche d’aller loin et d’accomplir votre propre chemin vers l’excellence. Si c’est trop douloureux, choisissez sans hésitez le quart d’heure de plaisir que je vous prescris et ne ratez pas une séance !

Une fois la mécanique bien huilée, qu’est-ce qui vous garantit que vous allez aimer ce que vous écrirez ? Dans mon défi « J’écris un roman en 3 mois », il y a beaucoup de dialogues et de scènes que j’écris et qui ne sont que des pistes pour la suite, elles sont mal placées, ne présentent pas un intérêt dynamique immédiat dans le récit en cours, et ne seront peut-être même pas reprises. Pourtant, elles servent à me faire avancer, à me questionner et à me donner des idées. J’en tire des éléments précieux, de minuscules images qui alimenteront les scènes futures et qui, elles, auront toute leur place dans l’histoire. Ce fonctionnement est possible uniquement parce que je crois dur comme fer que j’arriverai au bout d’un récit complet.

Apprenez à vous détendre sur le résultat escompté.

Ces séances d’écriture sont une matière mouvante, vivante, en apparence déstructurée, mais qui me rapprochent de la création d’un organisme qui, bientôt, sera solidement ancré dans la vie. Durant mes séances où j’écris sans m’arrêter, en réfléchissant à peine, je m’offre une possibilité de me plonger dans une histoire qui tire sa cohérence dans les jours qui passent, dans une régularité. Des séances quotidiennes, certes imposées, mais dont la règle est de se faire plaisir.

Lors de ces séances, je suis libre de m’emballer, de me tromper, de ne pas me juger, de ne pas écrire comme je le voudrais. Des fois, on se laisse aller, on a l’impression d’être l’instrument d’une force invisible qui nous dicte et nous rend inventif, on vit « l’effet waouh ! », des fois oui, mais pas toujours. Cette réalité triviale, de ne pas écrire comme on rêverait toujours de le faire, est inhérente au travail d’écriture, qu’on se le dise ! 

Alors, c’est bien joli, ça, de vous exhorter à écrire sans réfléchir et sans vous juger mais, « qu’est-ce qu’on fait quand on n’aime pas ce qu’on a écrit ? »

devise apprécie le processus
Accrochée à mon bureau, ma devise de l'année est : "apprécie le processus" !

Quand le pas est franchi, l’aventure ne fait que commencer. Les difficultés seront nombreuses. Pour moi, les séances d’écriture s’apparentent au gouvernail de mon navire. Je m’accroche à lui pour traverser l’océan jusqu’à la terre promise. Ces séances d’écriture m’ont également permis d’apprécier le processus d’écriture, même quand les terres rencontrées n’étaient que de simples escales. Je parle ici de l’écriture de nouvelles. Ces petites histoires que j’écrivais en une ou deux semaines ont été un entraînement bénéfique pour appréhender la construction d’un récit. J’avance désormais plus sûrement vers un continent inconnu, sans savoir si je le trouverai, mais j’ai appris tant de choses en matière de navigation, que je me sens aujourd’hui plus légitime à tenir la barre, confiante, sereine, et sans gremlins sur le pont.

Pour vous partager mon expérience je vais décortiquer tous les exercices qui m’ont appris à écrire libre et confiante. En attendant, mon défi “Un roman en 3 mois” fera très bien l’affaire pour observer en live cette mécanique d’écriture. Terminées donc les apartés ! Place à la suite de notre roman qui, je vous le rappelle, doit se terminer dans 9 semaines. 

Comment développer son talent d’écriture ?

Pour devenir un auteur à succès, il faut comprendre une chose : devenir auteur c’est devenir un héros ! Le voyage de notre héros ou de notre héroïne est un voyage parallèle au nôtre. Un héros passe des épreuves et se relève, il dérouille tellement que le lecteur soutient son ascension avec toute la force de conviction dont il est capable

L'écrivain doit-il se raccrocher à une formation ?

Pourquoi se former en écriture alors qu’on a tous les cours possibles à portée de main sans débourser un rond ? Depuis que j’ai démarré ce blog j’ai bien tâtonné. Et dans mes coups de déprime, j’avais toujours une super nana qui, avec talent, sincérité et conviction, me proposait l’aventure de ma vie dans une super formation en écriture. Bien sûr, on a tous besoin de se former tout au long de notre vie. Mais je pense que me raccrocher à quelqu’un qui me semble plus capable que moi, n’est pas la meilleure façon d’avancer dans mon initiation. Entre soutien et dépendance, la marge est toujours délicate.

l'écriture est une musique
Le talent d'écriture est une musique qui se joue en nous tous

L’auteur a-t-il intérêt à compter sur lui-même ?

Me sentirais-je plus capable en suivant une formation ? Tout dépend du chemin parcouru. Apprendre à puiser « la force qui est en nous » revient à compter sur notre potentiel, et à le développer. Si je prends mon exemple, j’ai mis une éternité à comprendre qu’une formation ne changerait pas mon sentiment d’incapacité trouble et sans fondement que je rumine. C’est rarement son rôle, même si le marketing de cette dite formation nous assure du contraire. Certains formateurs avouent que 90 % de leurs inscrits abandonnent rapidement. Ils ont beau être les plus motivants du monde et nous offrir une super méthode, la plupart d’entre-nous espérons secrètement que leur formation fera le boulot à notre place.

Alors, comment se raccrocher à soi ?

Ceci étant dit, la grande question serait : qu’est-ce qu’on fait pour se raccrocher à soi-même ?  On change radicalement de point de vue. On apprend à se manipuler et on se raccroche aux vertus de l’héroïsme dont nous sommes tous dotés. La capacité à se soutenir soi-même est l’élément incontournable qu’il nous faut développer. Cette capacité à croire en notre héroïsme est la seule véritable clé de notre talent ! Bon, si vous avez lu mon bonus, vous avez déjà une idée et, je l’espère, une pratique de votre talent d’écriture. Maintenant, moi, j’en suis à cette étape redoutable (en apparence) du PLAN.

Comment se raccrocher à un plan avec peps ?

Un bon roman ne peut s’en passer. Alors, si vous rêvez, comme moi, d’écrire un best-seller, y a pas à tortiller, il faut en passer par là. Créer un plan n’est pas une étape sans vie où nos personnages sont épinglés au mur comme des poupées de chiffon. Non, je dis « une étape redoutable en apparence » car j’imaginais cette épreuve comme une mort émotionnelle. Après des années d’écriture fondée sur le plaisir et l’insouciance (la fameuse immersion dont je parle dans mon bonus), je découvre que l’incontournable plan d’un roman est une phase méga excitante ! Si si, je vous assure. Et je vais vous le prouver !

Faire le plan de son histoire est une étape méga-excitante. Mais seulement quand on est prêts !

Comment fonctionne un roman ?

Avant de s’éclater à écrire un plan, il vaut mieux d’abord s’éclater à inventer son histoire. Quelle que soit la forme que nous sommes capables de lui donner, nous aurons matière à remplir les étapes de notre plan. Je rappelle brièvement qu’une histoire met en scène des personnages, et que l’auteur les mène d’un point A vers un point Z en passant par un labyrinthe savamment construit par la suite.  Notre rôle est de les obliger à faire quelque chose. Finalement, cela revient à dire qu’un romancier opère une manipulation mentale sur des personnalités distinctes.

Quelle est la fonction du récit ?

Tout romancier qui se respecte devrait donc manipuler des émotions et des opinions de départ pour les faire évoluer (ou pas, selon le sens de son propos). Mais, attention ! Un écrivain de talent sait une chose que peu d’entre-nous comprennent : si quelqu’un doit grandir, dans son histoire, ce sera son lecteur. Et pour réussir cet exploit, il devra faire appel à des sentiments puissants tels que le rejet ou l’empathie. La fonction du récit consiste à nous faire grandir ou à nous aider dans l’interprétation de notre monde, à apprivoiser nos émotions et à donner du sens aux évènements que nous vivons.

La technique du changement

Une histoire a un point de départ et un point d’arrivée autour d’un pilier central (le protagoniste). Ceci étant dit, prenons le point de vue d’un auteur qui crée un héros changeant de personnalité au cours de son histoire. Il doit alors travailler la trajectoire d’un héros qui évolue. Ce changement opère comme un voyage intérieur. La technique de faire évoluer un autre personnage proche du héros est une variante narrative. Cet « autre » provoque une telle influence sur le héros que le changement tant attendu opère : c’est le moment clé du récit

changement
Le changement trajectoriel du personnage est comme un voyage intérieur (photo Gerd Altmann)

La puissance du héros

Pour en faire un outil puissant, l’auteur doit pousser le lecteur à s’identifier aux personnages en les faisant bien dérouiller avant la ligne d’arrivée, s’ils y arrivent.

En résumé, si un auteur décide de créer un héros qui change de caractère et d’opinion, il doit miser sur la création d’une grande trajectoire interne (psychologique) qui permet au lecteur d’adhérer aux valeurs de ce changement et à l’objectif qui s’y raccroche.

La démonstration de Derren Brown

l'univers mental
Un écrivain est un véritable manipulateur (photo Jonny Lindner)

Maintenant, je vais vous parler du travail de Derren Brown,

le mentaliste et hypnotiseur anglais.

Quel rapport avec l’auteur d’un roman, me direz-vous ?

Je dois déjà vous prévenir que je mélange allègrement écriture de roman et de scénario. La confusion aujourd’hui est d’ailleurs monnaie courante. Nous baignons dans la culture des vases communicants ! Je vais analyser pour vous “Sacrifice”, un reality show où Derren Brown donne carrément un cours sur la création d’une histoire à sensation et joue son meilleur rôle d’auteur : celui du manipulateur d’émotions.

(Voir l’analyse complète dans mon précédent article) 

Dans ce documentaire magistralement scénarisé, Derren Brown sélectionne un candidat américain aux opinions bien arrêtées sur les immigrants mexicains. Par un tour de passe-passe qu’on peut sans hésiter qualifier de manipulation psychologique poussée, l’illusionniste parvient à reprogrammer les opinions de son candidat jusqu’à l’issue annoncée. Dans une mise en scène digne d’une superproduction hollywoodienne, le pauvre cobaye se prend une balle à la place d’un sans-papiers. Les émotions sont bien au cœur de cette démonstration.

Comment créer un héros

Derren Brown fait d’un homme un personnage, rien que ça ! Alors qu’il affiche une parfaite empathie envers sa victime parfaite, il démontre que nos pensées et convictions ne sont qu’un ramassis confus d’opinions infondées. Et qu’une action ciblée sur la conception que nous avons de nous-mêmes, de notre propre image, permet de transformer radicalement le regard que nous portons sur le monde et les autres. En fait, nos opinions sont fondées sur les histoires que nous nous racontons, et nous croyons dur comme fer qu’elles nous définissent. Voilà bien l’erreur commune qui nous emprisonne !

Derren nous fait un cours magistral sur une application pratique de son talent. Il prend un point de départ (un candidat aux forts préjugés d’appartenance), annonce son intention (« Je veux créer un héros ») et démontre les mécanismes de sa fabrication. J’ai trouvé sa démonstration géniale ! C’est comme dans son spectacle « Miracle », il nous démontre que notre méconnaissance des mécanismes du présent — dont nous sommes en réalité les seuls dépositaires — nous empêche d’apprécier toute la puissance de notre mental.

La puissance du présent
Notre dissociation avec le Présent (photo de Gerd Altmann)

À la recherche de notre héroïsme

Comme tout bon auteur, Derren Brown a une intention de départ : nous démontrer que nous vrillons continuellement entre passé et futur sans concevoir notre juste appartenance au seul moment présent. Maîtrisant cette intention forte de nous faire évoluer, il parvient à nous  entraîner avec passion dans le voyage de son héros auquel nous nous identifions. Pour moi, Derren Brown est un grand conteur qui maîtrise la puissance du récit et démontre que la manipulation mentale est la clé du succès de l’auteur.

L’héroïsme est une vertu supérieure incarnée à l’origine par le demi-dieu (définition mythologique du héros), mais l’homme peut lui aussi aspirer à ce statut. Le culte du héros demeure toujours aussi essentiel pour nous aujourd’hui. Et le grand talent de Derren Brown est de nous prouver que nous le sommes tous. Il expose les mécanismes du devenir d’un héros. Concrètement, il plante les graines du changement. Il répond aux aspirations profondes qui nous animent  de devenir notre héros (réfléchissez bien avant de vous dire « non, pas moi »).

Devenez l’auteur-héros auquel vous aspirez

Ce moi-héros n’est autre qu’un soi complet, débarrassé de ces histoires qui nous forcent aux jugements erronés que nous nous racontons sur nous-mêmes et sur les autres.

Pour devenir un auteur à succès, il faut comprendre une chose : devenir auteur c’est devenir un héros ! Le voyage de notre héros ou de notre héroïne est un voyage parallèle au nôtre. Un héros passe des épreuves et se relève, il dérouille tellement que le lecteur soutient son ascension avec toute la force de conviction dont il est capable.

Un auteur parcourt les mêmes chemins, tombe dans les mêmes pièges et dégringole des montagnes entières. S’il a conscience que son intention n’est autre que d’atteindre son statut d’auteur-héros, il gravira chaque parcelle de cette montagne avec toute la puissance nécessaire pour relever le défi. Pour la simple et bonne raison qu’il aura compris l’enjeu du voyage.

C’est seulement à ce moment là qu’il comprendra l’importance de la carte. Ainsi, son excitation d’y voir l’emplacement du trésor chaque fois qu’une épreuve le terrasse, provoquera une telle montée d’adrénaline qu’il remontera en selle et continuera le voyage jusqu’au bout.

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À  tout de suite 🙂

Secrets d’écrivain enseignés par Derren Brown

Dans « Sacrifice », un reality show d’envergure, Derren Brown opère une véritable manipulation mentale sur un individu lambda qui répond à deux critères essentiels : ses préjugés d’appartenance à un groupe et sa capacité d’empathie. On est en plein dans le « récit de caractère »

Nos rêves d'héroïsme

Qu’est-ce que l’héroïsme ? Comment devenir un héros ou, pour être plus précis, comment devenir ce héros dont nous rêvons ? Comment devenir notre propre héros ? Cet être unique à qui nous confierions notre vie en toute confiance. Bref, comment devenir ce soi complet, à défaut d’être parfait, que nous aimerions inconditionnellement ?

Comment devenir un héros ?

Dans la définition de l’héroïsme, converge un lien intrinsèque entre humanité et divinité. La première étape pour devenir un héros passe par la déconstruction de nos convictions nées des histoires qu’on se raconte depuis notre plus tendre enfance et qui n’ont cessé de s’affirmer tout au long de la vie. Elles se basent sur l’amour reçu, l’éducation, les jugements et opinions extérieurs, le regard de l’autre. Elles forgent l’opinion que nous avons de nous-mêmes et s’intègrent si bien à notre système de valeurs qu’elles nous définissent.

Cependant, si nous voulons réaliser nos rêves, il est nécessaire de « lâcher l’histoire » afin de nous permettre de vivre celles que nous désirons. C’est le grand principe d’une histoire et Derren Brown nous en fait la démonstration.

Sacrifice, ce film dont vous êtes le héros

Créer un héros
Documentaire de Derren Brown. Une production Netflix

Dans Sacrifice“, ce reality show d’envergure, Derren Brown opère une véritable manipulation mentale sur un individu lambda qui répond à deux critères essentiels : ses préjugés d’appartenance à un groupe et sa capacité d’empathie.

On est en plein dans le « récit de caractère » où l’auteur choisit un trait de caractère à faire évoluer chez son héros, et une qualité qui lui permettra d’opérer ce changement.

Comme dans tout bon roman de caractère qui se respecte, c’est un homme ordinaire au départ de l’aventure. D’ailleurs, Derren Brown fait de son film un cours magistral sur les mécanismes de base d’un bon scénario.

Comment créer un héros ?

Tout commence par un gros mensonge. Derren organise un casting et trouve son candidat idéal qui pensera être sélectionné avec six autres élus (qu’il ne verra jamais puisqu’il est en réalité le seul cobaye !) pour participer à une expérimentation pilote.

Celle-ci consiste à tester pendant plusieurs semaines une invention biotechnologique permettant  d’améliorer ses capacités psychiques. S’il accepte, sa qualité de vie s’en trouvera grandement améliorée. Pour cela, notre cobaye devra se faire implanter une micro-puce dans la nuque (c’est un leurre, un placebo !), et écouter des méditations guidées avec un stimulus sonore chargé de renforcer son pouvoir de décision. L’homme accepte et l’aventure commence.

Derren Brown annonce la couleur au spectateur : « Je veux créer un héros qui sacrifie sa vie pour sauver un parfait étranger ». Bien sûr, notre cobaye ignorera tout de son intention, rêvant de s’élever au rang de super-héros.

Comment s’enferme-t-on dans les histoires qu’on se raconte ?

L’illusionniste justifie la monstruosité de sa manipulation (« je prends vos pensées, j’en suggère d’autres ») en invoquant la valeur de sa  démonstration : la violence exercée au nom de la défense de notre groupe, de notre identité raciale, peut être déconstruite et reprogrammée en son contraire. Tout dépend des histoires auxquelles on appartient. On s’y accroche si fort qu’elles définissent qui nous croyons être.

Derren Brown nous prouve que nous en avons rarement conscience. À tel point que nous acceptons l’inacceptable avec une désolante inconscience. Il est si facile de nous tromper ! Ce sont ces histoires qui nous enferment dans notre identité factice. À déconstruire absolument pour nous en libérer !

L'application "Turbine" de Derren Brown : méditations guidées et stimuli intégrés pour renforcer la manipulation
Images subliminales
Tout au long de l'expérience, des images suggestives seront placées un peu partout dans l'environnement de Mike. Comme ce ventilateur rappelant l'hélice de l'application "turbine"

Leçon de déconstruction

Après avoir planté le décor, Derren Brown annonce son intention de changer notre homme. Au départ, celui-ci affiche une forte appartenance à la race blanche. À l’arrivée, il devra éprouver une forte empathie pour un émigré illégal en détresse, au point de se sacrifier pour lui.

Derren Brown veut le conditionner à devenir un héros. Il montrera au passage comment se libérer de notre histoire, celle que nous forgeons au cours de notre vie, et qui nous fige littéralement en une image subjective et limitée de soi.

Pendant plusieurs semaines, se déploie sous nos yeux tout l’arsenal du bon hypnotiseur :

suggestions et métaphores se succèdent dans un jeu de « recalibrage » mental dont notre homme s’imbibe avec consternation.

Les arcanes de la manipulation

Petit à petit nous repérons le nœud central dans cet enchevêtrement d’exercices et de rituels. L’expérimentation se cristallise autour de la question des « deux camps » : un jeu se met en place entre deux sentiments contraires, deux pensées contradictoires, deux émotions conflictuelles. Et, comme tout héros qui se respecte, l’homme va être poussé dans ses retranchements, poussé à surmonter ses peurs les plus enfouies, conscient des bénéfices supposés de devenir meilleur en maîtrisant la force qui est en lui. Le fait qu’il pense être une sorte d’homme bionique permet d’accélérer le processus.

Leçon de construction

La dernière étape de ce conditionnement consistera à travailler son empathie envers les « étrangers » (les mexicains en particulier et tous les basanés en général). Un test ADN (vrai et certifié cette fois) détruit ses convictions les plus profondes sur « son véritable moi » à défendre sans ciller contre l’envahisseur. C’est le point de basculement tant attendu. L’adhésion au changement est alors amorcée, et une nouvelle histoire introduite dans l’esprit de notre homme. Pour l’y ancrer, l’homme (il s’appelle Mike) sera soumis à de nouvelles épreuves qui ont toutes pour but de déclencher des émotions fortes allant crescendo. Cette fois, il ne s’agit plus de décupler son courage mais son empathie.

Mike, ce héros qui s'ignore
Point de basculement : Mike a opéré son changement de trajectoire psychologique. Un héros est né

Le point de non-retour

Ce point de basculement est l’élément clé d’un récit de caractère. Vient ensuite pour l’auteur la préparation rigoureuse du dénouement (le nœud dramatique le plus intense). Mais, contre toute attente, Derren Brown remercie Mike. L’expérience est terminée et Mike rentre chez lui en apparence satisfait. Est-il soulagé ou déçu ? Nous ne le saurons pas. Ce qui est sûr c’est que Derren prépare la chute avec la plus grande minutie. Ce nouveau mensonge sert son dessein. Un temps de latence permettra à Mike d’intégrer ses nouvelles croyances et renforce les chances de succès de sa manipulation.

Pourquoi nous libérer de nos croyances identitaires ?

Tout au long de son docu-fiction Derren Brown nous rappelle son intention : mener Mike à se sacrifier pour un étranger, ce moment ultime d’agir. Mais l’incertitude demeure et le spectateur doit, comme il se doit, suivre la fin du récit pour en connaître l’issue.

« Tout cela est à propos de ce que nous sommes capables d’accomplir, conclut-il, lorsqu’on se libère de toutes ces histoires. » 

Toutes les histoires nous racontent la même chose : nous sommes prisonniers de notre histoire si nous croyons l’être ! Avez-vous fait de votre histoire une prison ? (voir mon article “Comment développer son talent d’écriture”) Si oui, comment la déconstruire ? Et, pourquoi ? Pour en faire une nouvelle ? En quoi ça nous libère ?

Se sentir capable de choisir sa propre histoire identitaire semble être un fameux challenge. Les suggestions du mentaliste allant dans le sens du « saut en avant », du « pas vers l’inconnu », poussait Mike au dépassement de ses peurs et de ses limites connues.

Pourtant, Derren avouera finalement à ce pauvre Mike : « C’était juste toi ! » Fin de la leçon.

Le secret de votre futur Best Seller

Le secret d’un best seller ? L’écriture de votre futur best-seller recèle toujours les convictions les plus chevillées au corps. Elle répond aussi toujours à une question universellement partagée. Enfin, elle est épurée de bien des préjugés inutiles pour s’ouvrir aux autres et toucher les âmes.

Cet article est en lien avec ma vidéo “L’ÉCRIT se nourrit de CONVICTIONS” à voir sur ma chaîne youtube ou juste en-dessous de cet article. Bonne lecture et bon visionnage

Bonjour tout le monde !

Tous les Best sellers que j’ai pu lire traitent avec maestra d’un sujet universel. Ils le fondent littéralement dans l’histoire (comme le cœur d’un fondant au chocolat, si vous voyez ce que je veux dire), une histoire qui englobe toute la complexité de son sujet et parle au plus grand nombre. Pour moi, le Best Seller, c’est ça.

L’auteur d’un Best Seller assume ses convictions

La bienveillance est de rigueur

Pour que l’auteur réussisse cet exploit, il y pose l’intention la plus forte. Il insuffle le souffle de la passion en exprimant ses convictions les plus chevillées au corps, sans s’y enfermer.

Son esprit est donc ouvert pour épurer son propos de préjugés inutiles et donner une réponse sincère. Les grands classiques de la littérature ne sont pas pour moi des références en la matière. Je reste axée sur les best-sellers contemporains.

Ce qui nous intéresse ici, c’est de savoir comment écrire une réponse universelle à nos contemporains ici et maintenant. Le challenge est donc d’offrir au plus grand nombre un travail saisissant ! 

Je commence mon best-seller !

Le challenge est de taille

Offrir au plus grand nombre un travail saisissant ! Le problème qu’un écrivain rencontre dans une telle démarche altruiste est de relier son travail, emprunt d’une éthique personnelle assumée, à l’objectif (assumé lui aussi) d’être publié. Ces deux intentions peuvent rapidement se télescoper, être vécues comme contradictoires, s’annuler même. La nécessité de se livrer aux autres percute souvent nos peurs profondes de nous mettre à découvert — comme les vagues incessantes percutent la digue du port du Havre sous une tempête. Ce « big problem » coupe fréquemment l’élan productif d’un auteur mal à l’aise avec sa création.

blogging

Pour moi, le Best Seller, ce serait peut-être ce blog, mais je ne suis pas sûre de ça

Le jeu du blogging est un formidable tremplin à la créativité. Mais le blogueur peut vite avoir l’impression de parler aux murs. Sans parler qu’il n’est pas facile de mettre un visage animé sur les internautes, un visage ami, que l’on apprend à connaître. La formation « Blogueur Pro » d’Olivier Roland (que je suis depuis 8 mois) s’est agrémentée d’une rencontre à Bruxelles il y a 2 mois. Là, c’est le déclic ! On se rencontre entre « blogueurs pro. » et me voilà sur wattsapp avec trois autres blogueurs débutants et c’est le coup de foudre ! On se parle, on se raconte, on se motive, on se lie d’amitié et on grimpe à l’antenne dans une dynamique explosive. Finalement, je me rends compte qu’il est temps de vous livrer mes écrits. Pour une écrivaine, c’est bien le moins que je puisse faire 🙂

Olivier Chambon, un psy pas comme les autres

La vision du monde, muée en conviction profonde, fait toute la différence

J’ai commencé l’histoire de Sophia sur ce blog. Mais ma vision du monde, l’intention forte, la conviction profonde qui anime le courage de transformation, manquent à ce projet d’écriture. L’idée seule ne suffirait pas à embarquer tout le monde. Qu’à cela ne tienne ! J’en ai un, moi, de projet, qui porte le souffle de ma vie. Il est d’autant plus important qu’il a vécu les affres de la critique et l’exile au fond du tiroir. Il a vécu ! C’est ma première histoire d’écrivaine. Elle a six ans et s’intitule : « La Main invisible ».

Pour l’écriture de cette aventure formidable, j’ai fait un paquet de recherches, notamment sur le chamanisme. Et Olivier Chambon faisait partie de mes sources. Ce mec est très attachant. Il y a peu, il balançait son « incroyable découverte » sur son journal facebook : la planète en danger ! Olivier mérite un article à part entière. Pour le coup, j’ai lu un livre-interview de lui et Laurent Huguelit : « Le Chaman et le Psy ».

Bref, j’envoie illico le début de l’aventure de Mia, si inspirante. Je vais faire de cette héroïne le nouveau Largo Winch au féminin. C’est d’ailleurs ce qu’elle a toujours aspiré à être. Peut-être qu’elle se sentait trop étriquée dans ce rôle. Vous allez bien le découvrir. Commencez l’aventure ICI !

Merci à vous tous de participer à la vie de ce blog et je compte sur vos commentaires pour répondre de plus en plus activement aux questions que VOUS vous posez. Alors, n’hésitez pas à balancer tout ce qui vous passe par la tête, ça fera avancer le schmilblick. À tout de suite sur ce blog les amis !

Écrire une histoire et la finir !

Nous savons tous raconter des histoires. Chacun à notre façon. Alors, qu’est-ce qui fait qu’on achève pas toujours notre récit ? Creusons cet angle d’attaque pour suivre la réalité d’une histoire. L’écriture, “l’imaginaire en action”, suit une quête, encore vivante, fumant dans la mémoire du conteur.

Bonjour tout le monde !

Avec cette petite vidéo, je me lance sur les traces de l’écrivain en action ! Pourquoi ne parle-t-on jamais des temps d’écriture où l’écrivain ne finit pas son histoire ?

Je pense que cette question est source de découvertes intenses sur la difficulté d’écrire un récit de bout en bout, sans faiblir. Et c’est bien le sujet premier que je me fais un devoir de décortiquer avec vous.

Dites-moi tout ce qui vous passe par la tête à ce sujet ! On fera le tri ensemble. C’est la fête du slip ! Laissez un p’tit commentaire pour qu’on fasse avancer le shmilblick. Merci à tous et à tout de suite les amis !

Vous vous demandez sûrement ce qui se passe quand un écrivain se lance dans l’écriture d’un roman ? Plein de choses ! Mais, parfois, après le feu d’artifice d’idées et l’éclate des premières rencontres (avec son héros, les amis et parents de ce dernier, et ses ennemis potentiels), l’auteur cale et ne sais pas continuer.

Il doit chercher ou abandonner.

Bien sûr ! Me direz-vous, il y a des écrivains qui savent ce qu’ils veulent dire et ne se fourvoient pas dans le désert. C’est vrai.

Avec cet angle d’attaque, qui part de LA question que nous nous posons tous au moins une fois dans notre vie Un écrivain connait-il la fin de l’histoire qu’il raconte ? -, je vous invite à réfléchir à comment écrire une histoire. 

Le vivant appelle le vivant !

Les personnages et l’auteur forment indéniablement la trame du récit. C’est aussi simple que ça. Je dirais donc que finir l’écriture de son histoire dépend du rapport entre la quête du héros et celle de son auteur.

Une histoire est un organisme de cellules

La présence des personnages secondaires permet le déroulement du récit (grâce aux alliés) et le parcours et l’achèvement de la quête.

Cette fin est conditionnée par les personnages en présence et les rapports de force qui se jouent (enjeux). Pour résumer, une histoire est un organisme vivant cousu de fils blancs, que l’auteur parvient à réanimer… ou pas.